Duo Show ; Mouhcine Rahaoui & Sebastiao Catelo Lopes

 Dans le double solo show de ce soir, Sebastiao Castelo Lopes et Mouhcine Rahaoui proposent deux simulations distinctes. Une, celle de Mouhcine, à caractère autobiographique et dont l’objet et les objets transposent une lourde charge émotionnelle et socio-culturelle. L’installation de Sebastiao Castelo Lopes en revanche, transcende le signifié et propose de faire de l’objet un artifact mystifié.

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yas laraqui
States of Contemporary Paintings - p1 Anne De Groot (Degann)

States of Contemporary Paintings - Partie 1

Anne de Groot - DEGANN

Anne De Groot (Degann) est une artiste peintre Hollandaise, née en 1989 et diplômée de la Hogeschool voor de Kunsten. Dans les séries de peintures présentée, l’artiste traduit différents questionnements personnels par des portraits aquarelles.

The “I do not know" et "story of I" sont des séries de peintures dans par lesquelles l’artiste liquéfie la figuration pour en extraire sa symbolique analytique. 

En effet, Anne s’intéresse à notre perception, plus précisément ici, à celle que nous avons des être qui nous sont familiers, et comment celle-ci s’altère en fonction de nos vécus avec ceux-ci.

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Imane Djamil - Copies Doubles, autoportrait en espace(s)

Imane est une artiste pluridisciplinaire qui a fait ses débuts en tant qu’auteure photographe à l’âge de 15 ans.

Copies doubles, autoportrait en espace(s) est une oeuvre complète. Mêlant poèmes, theatre, musique et photographie, l’artiste dessine des géographies mentales en personnifiant, entre autres, les villes de Tarfaya et Sarajevo. 

L’artiste s’interroge sur la valeur autoritaire d’une ruine, lui conférant une âme humaine et contemplant la désolation de ces paysages comme matière auto-fictive.

 

Il y a dans le travail de Imane Djamil, une forme de sublimation des violences vécues, et dites à demi-mot par celle-ci. Elle tacle la force des monuments avec une une teinte de mépris ; “moi aussi, j’ai survécu”. 

L’adolescence est une période tourmentée durant laquelle, pour l’artiste, les questionnements existentiels se sont mués en proses guerrières. Pourquoi un si jeune corps se projette-t-il instinctivement vers son obsolescence ?

Cette quête de soi, illustrée par un nomadisme mélancolique, était une façon pour Imane de surmonter ses peurs en se confrontant à une puissance qui dépasse l’humain. L’artiste fait corps avec ces ruines impressionnantes, comme pour se les approprier, ou sentir sa force contre la leur.

Dans son recueil de poèmes, nous retrouvons également des hommages à ses idoles, de la Boetie à David Bowie. Puis, des références que nous devinons comme Rimbaud, qui a écrit le plus vif de son oeuvre durant ses fugues adolescentes. 

Cette exposition personnelle se lit comme le récit d’une émancipation. Imane Djamil nous dévoile les phases de catharsis de son “corps en transition post- traumatique”, selon ses propres mots.
Ces travaux sont les témoins d’une bataille interne par laquelle l’artiste surmonte les stigmas d’une sexualité premature dans un pays conservateur, de l’alienation sociale qui en découle, d’une peur d’être rejetée, souillée ou tout simplement oubliée.

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Les conteurs et Les montreurs

Group exhibition from September 6th to September 28th 2017

Exposition collective avec (par ordre alphabétique); Salim Bayri, Ramia Beladel, Nafie Benkrich, Ihsane Chetuane, Said Mohamed Echair, Abdelaziz Harraki, Laila Hida, Talal Ibn Khatib, Lina Laraki et Hicham Matini.

curatrice ; Yasmine Laraqui

Les conteurs et les montreurs regroupe 10 artistes emergents marocains. La génération Y, le cul entre le post-modernisme et le trans-humanisme , qui nous raconte avec la simplicité nonchalante dont nos prédécesseurs nous ont taxé - tagué, la réalité qui est la leur.

Les conteurs ont des reminiscences Afro-futuristes qui se superposent à une narration décousue ou atonale, qui n’est pas sans rappeler celles des halqates ou d’une tenue en haleine mille et une nuits-esque. 

S’il faut se positionner dans une histoire de l’art que nous n’avons pas créée, c’est au moyen de souvenirs qui ont été déposés dans l’inconscient collectif par d’autres. Les montreurs font l’économie des mots, par post-modernisme - d’abord, puis par dépit - enfin. 

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